My Digital Buildings Agence de Dijon

Showcase patrimoine · 2024 → 2026

Cité royale
de Loches.

Mille ans d'histoire, capturés point par point.

Donjon roman, logis royal, remparts : la numérisation intégrale de l'un des ensembles fortifiés les plus complets de France — menée par les agences My Digital Buildings de Dijon et de Paris, en combinant quatre technologies de capture.

4technologies de capture
3opérateurs
2agences — Dijon & Paris
450 md'éperon rocheux

Glissez pour pivoter · défilez pour dissoudre

Découvrir
1 000ansd'histoire documentée
5sièclesde chantiers — XIe au XVIe
36mde donjon roman
100MPpar photographie terrestre
Monument

Cité royale de Loches
Indre-et-Loire · Centre-Val de Loire

Nature du site

Donjon roman, logis royal et enceinte sur un promontoire d'environ 450 m

Protection

Classé Monument historique
(liste de 1862, arrêtés 1886, 1889, 1962)

Propriétaire

Département d'Indre-et-Loire

Équipe

My Digital Buildings — agences de Dijon et de Paris, 3 opérateurs

Technologies

LiDAR mobile SLAM · scanner statique · photogrammétrie aérienne · photo moyen format

Matériels

NavVis VLX 2 · Leica RTC360 · DJI M300 RTK + Zenmuse P1 · Hasselblad X2D 100C

Livrables

Nuages de points référencés · modèle 3D texturé · plans et élévations · maquette BIM (IFC)

01

Le monument

Un palimpseste
de cinq siècles.

Ce n'est pas un château. C'est une agglomération fortifiée entière, née d'une accumulation de chantiers étalés sur plus d'un demi-millénaire, du XIe au XVIe siècle, sur un éperon rocheux dominant la vallée de l'Indre.

Au sud, le donjon de Foulques Nerra — élevé entre 1013 et 1035, environ 36 mètres de haut, des murs de l'ordre de 3 mètres d'épaisseur à la base. La Ville de Loches le présente comme l'un des plus grands et des plus anciens donjons d'Europe. Au nord, le logis royal : résidence de Charles VII, agrandie par Charles VIII puis Louis XII dans un gothique flamboyant qui annonce la Renaissance. Entre les deux, une enceinte dont Loches conserve la quasi-totalité des remparts du XIIe siècle.

Cette histoire longue se lit directement dans la matière : reprises de maçonnerie, ouvertures condamnées, niveaux qui ne sont pas parallèles, dévers, circulations transformées. Pour documenter un tel édifice, il ne suffit pas de mesurer quelques dimensions caractéristiques : il faut capturer sa géométrie dans son ensemble.

XIe siècleDonjon de Foulques Nerra
XIIe siècleChemise du donjon, courtines, remparts
XIIIe siècleTours à bec (tours à éperon)
XIVe siècleLogis du gouverneur · premier logis royal
XVe siècleTour Louis XI, Martelet, barbacane · le donjon devient prison d'État
XVIe siècleCaponnières

Chaque siècle a ajouté sa réponse aux techniques de siège de son époque.

1013–1035

Le donjon fondateur

Foulques III d'Anjou, dit Foulques Nerra, bâtit à Loches l'un de ses six donjons de pierre — datation confirmée par dendrochronologie.

1194

Trois heures de siège

Richard Cœur de Lion reprend la forteresse au terme d'un siège resté célèbre pour sa brièveté.

1205

Philippe Auguste

Le roi de France enlève la place à Jean sans Terre. Saint Louis l'acquiert définitivement en 1249.

v. 1370

Naissance du logis

Louis Ier d'Anjou fait bâtir un logis au nord de l'éperon. Charles VII y séjourne régulièrement à partir de 1418.

Mai 1429

Jeanne d'Arc

Après la victoire d'Orléans, elle y rencontre Charles VII pour le convaincre d'aller se faire sacrer à Reims.

1443–1450

Agnès Sorel

Première favorite officielle d'un roi de France, elle réside à Loches jusqu'à sa mort. Son tombeau est dans la collégiale Saint-Ours.

v. 1490–1500

Gothique flamboyant

Charles VIII puis Louis XII agrandissent le logis. L'oratoire d'Anne de Bretagne — hermines et cordelières — en est le joyau.

1504–1508

Ludovic Sforza

Le duc de Milan, capturé à Novare, est détenu au Martelet. Sa cellule conserve un décor peint saisissant. Il meurt au château le 27 mai 1508.

1801–1926

Maison centrale

Transformé en prison d'État par Louis XI dès le XVe siècle, le donjon reste un lieu de détention jusqu'au XXe.

1862 → 1962

Monument historique

Classement par la liste de 1862, puis porte du château (1886), palais royal (1889) et enceinte nord-ouest (1962).

Depuis 2018

Nouveau parcours

Scénographie renouvelée — et trois étoiles au Guide Vert Michelin pour la Cité royale.

2024 → 2026

La numérisation 3D

My Digital Buildings capture l'ensemble du site en LiDAR et photogrammétrie : la strate numérique du millénaire.

FNv. 970 – 1040

Foulques Nerra

Guerrier redouté et bâtisseur compulsif, il élève six donjons de pierre en vingt ans pour encercler son rival, le comte de Blois.

JAMai 1429

Jeanne d'Arc

C'est à Loches qu'elle presse Charles VII de partir pour Reims — l'un des tournants de la guerre de Cent Ans.

AS1443 – 1450

Agnès Sorel

La Dame de Beauté meurt à 25 ans. Les analyses de 2005 révèlent une intoxication massive au mercure — accident ou poison, le débat reste ouvert.

LS1504 – 1508

Ludovic Sforza

Le More, mécène de Léonard de Vinci, finit sa vie au Martelet. En 2024, des fouilles ont probablement identifié ses restes à Saint-Ours.

Le film du projet

La cité, en mouvement.

Survols, coupes, immersions dans le nuage de points : la présentation principale du projet, en très grand. Elle se lance toute seule, sans le son — à vous d'ouvrir le volume.

Présentation principale

Le film arrive.

La présentation principale est en cours de finalisation — elle apparaîtra ici automatiquement, en qualité adaptative (1080p / 720p / 480p), dès que les fichiers seront déposés dans assets/video/ (voir LISEZMOI.txt). En attendant, le nuage s'explore plus bas.

Film du projet — Cité royale de Loches · lecteur adaptatif MDBMy Digital Buildings · Dijon & Paris
02

La mission

Deux agences,
trois opérateurs, un référentiel.

Produire un relevé géométrique exploitable de l'ensemble — intérieurs et extérieurs, parties basses et parties hautes — pour servir de base à des plans et élévations détaillés. Trois exigences structuraient le chantier.

A

L'exhaustivité

Sur un monument aussi labyrinthique, une salle oubliée découverte au bureau se paie par un retour sur site. On ne peut rien laisser de côté.

B

La cohérence globale

Un plan d'ensemble n'a de valeur que si l'intérieur, l'extérieur et tous les niveaux partagent réellement le même référentiel. C'est le cœur technique du projet.

C

La qualité photographique

Sur du patrimoine, la texture n'est pas décorative : joints, reprises de maçonnerie et traces d'outil sont de l'information archéologique.

OP·01

Philippe Charbonne

Agence de Paris — captation intérieure

NavVis VLX 2 · LiDAR mobile SLAM

Cartographier en marchant : salles, escaliers en vis, coursives et souterrains sont parcourus dans leur continuité, intégrés dans une même trajectoire de cartographie.

OP·02

Jérémy Doux

Agence de Dijon — captation aérienne

DJI M300 RTK + Zenmuse P1

Toitures, façades élevées, couronnements et ouvrages en surplomb : tout ce qui échappe au regard depuis le sol, capturé en vols nadir et obliques.

OP·03

Nicolas Trültzsch

Agence de Dijon — photographie terrestre

Hasselblad X2D 100C · 100 MP

Les façades documentées à courte distance, avec une résolution au sol que la photographie aérienne ne peut pas atteindre sur les parties basses.

+ LA PIÈCE MAÎTRESSE

Leica RTC360 — le référentiel géométrique

Le scanner le plus précis du chantier n'a pas servi à tout scanner : il a construit l'ossature métrologique de l'ensemble — liaisons intérieur/extérieur, points de passage entre niveaux, ancrage des grandes façades, fermeture des boucles. C'est lui qui garantit la géométrie de la donnée produite par tous les autres capteurs.

Sur le terrain
Précision + photoréalisme — stations de scan et captation photographique dans la cité0:39
03

Les technologies

Quatre capteurs,
une stratégie.

L'intérêt ne réside pas dans la performance isolée d'un instrument, mais dans l'architecture globale du relevé. Cliquez sur une carte pour ouvrir la fiche du fabricant.

LiDAR mobile SLAM

NavVis VLX 2

Captation mobile, rapide et exhaustive, des intérieurs — le bâtiment est capturé en se déplaçant, pas station par station.

Fiche fabricant — navvis.com
Specs clés du projet
Scanners LiDAR2 × 16 nappes, classe 1, 903 nm
Débit de pointsjusqu'à 1,2 million de pts/s cumulés
Caméras4 × 20 MP, couverture 360°
Précision du nuage6 mm (environnement de test de 500 m², 1 σ)
Précision absoluedépend de la taille du site — contrôlée par points de contrôle
Poids · autonomie8,7 kg · ~1 h 30 par jeu de batteries
LiDAR statique

Leica RTC360

Le référentiel géométrique global et le contrôle de la précision — l'ossature sur laquelle tout le reste s'appuie.

Fiche fabricant — leica-geosystems.com
Specs clés du projet
Débitjusqu'à 2 000 000 pts/s
Portée0,5 à 130 m
Précision 3D du point1,9 mm à 10 m · 2,9 mm à 20 m · 5,3 mm à 40 m
Imagerie3 caméras 36 MP → sphérique HDR de 432 Mpx
Pré-recalageVIS — suivi visuel-inertiel entre stations
Scan completmoins de 2 minutes par station
Photogrammétrie aérienne

DJI M300 RTK + Zenmuse P1

La couverture des extérieurs et des parties hautes — toitures, couronnements, ouvrages défensifs en surplomb.

Fiche fabricant — enterprise.dji.com
Specs clés du projet
Positionnement RTK1 cm + 1 ppm horizontal · 1,5 cm vertical
Autonomie55 min · IP45
Capteur P1plein format 45 MP, photosite 4,4 µm
Image maximale8 192 × 5 460 px
Nacelle3 axes, vibration angulaire ± 0,01°
Précision annoncée3 cm H / 5 cm V — dans des conditions de vol précises, citées avec leur contexte
Photographie terrestre

Hasselblad X2D 100C

La finesse photographique : textures, joints de maçonnerie et détails sculptés documentés à très haute résolution.

Fiche fabricant — hasselblad.com
Specs clés du projet
Capteurmoyen format BSI 43,8 × 32,9 mm
Définition100 MP — 11 656 × 8 742 px
Profondeur de couleur16 bits · plage dynamique jusqu'à 15 IL
StabilisationIBIS 5 axes, jusqu'à 7 IL
Rôle dans la chaîneintégrée au calcul photogrammétrique aux côtés des images drone

Spécifications publiées par les constructeurs — des performances de test, pas une garantie de chantier : c'est précisément ce que la méthodologie ci-dessous vient contrôler.

04

L'architecture métrologique

Le cœur
du projet.

Un système SLAM estime sa position en enchaînant les mesures une à une. Chaque mesure est très précise — mais les petites erreurs s'accumulent le long de la trajectoire : c'est la dérive. Sur 450 mètres d'éperon, elle doit impérativement être maîtrisée.

Précision locale précision globale.

Les 6 mm annoncés du scanner mobile sont une précision locale, mesurée dans un environnement de test de 500 m². Ils ne disent rien de la déformation d'ensemble sur un monument de plusieurs milliers de mètres carrés développés, avec escaliers en vis et souterrains — où les longues circulations linéaires offrent peu d'occasions de refermer une boucle.

Une élévation dont la géométrie locale est parfaite mais qui « penche » de quelques centimètres sur trente mètres n'est pas un document technique : c'est un dessin.

  • Le squelette géométrique — un réseau de stations RTC360, intérieur et extérieur, redondant et bouclé : précision 3D de l'ordre de 2 à 5 mm.
  • Les cibles — des points de contrainte relevés dans le référentiel RTC360, repris lors des acquisitions mobiles.
  • Le redressement — au traitement, la trajectoire SLAM est « dé-déformée » pour se conformer à ces positions connues.

Un renversement de logique : le scanner le plus précis ne produit pas la donnée finale — il garantit la géométrie de la donnée produite par les autres. On récupère la vitesse du mobile, sans en subir la dérive.

géométrie réelle du bâtiment dérive cumulée LA TRAJECTOIRE SE COURBE, LE NUAGE SE DÉFORME LES CIBLES CONTRAIGNENT LA TRAJECTOIRE : LE NUAGE EST REDRESSÉ cibles relevées au RTC360 Basculer entre les deux situations — le calcul « dé-déforme » le nuage.

La chaîne de production, étape par étape

01

Acquisition

VLX 2, RTC360, M300 + P1 et X2D 100C — quatre captations coordonnées.

02

Référencement

Construction du squelette géométrique global au RTC360.

03

Contraintes

Cibles posées et relevées ; rattachement des acquisitions mobiles.

04

Traitement LiDAR

Assemblage, contrôle des écarts, préparation des nuages.

05

Photogrammétrie

Alignement des images aériennes et terrestres, reconstruction 3D.

06

Fusion contrainte

La reconstruction intègre la géométrie laser pendant le calcul — pas après coup.

07

Assemblage

Nuages denses et modèle texturé réunis dans un référentiel commun.

08

Nettoyage

Suppression manuelle des artefacts — la phase la moins visible, la plus décisive.

09

Exploitation

Production des plans, élévations et documents techniques.

05

Le nuage de points

Un monument,
trois regards.

Le même modèle, trois restitutions : rayon X, maquette blanche ou plan zénithal. Choisissez votre regard — la donnée, elle, ne change pas.

Rayon X — le balayage traverse la cité et révèle la donnée

Boucles muettes extraites des rendus du projet — en rayon X, le balayage construit le scan sous vos yeux.

LiDAR + photogrammétrie

La fusion,
pas la superposition.

Le modèle photogrammétrique — images aériennes et terrestres — est calculé en intégrant la géométrie du référentiel laser : les deux jeux de données partagent la même géométrie, dès l'origine. Faites glisser le curseur pour voir ce que chacun apporte.

Façade du logis royal — modèle texturé par photogrammétrie Façade du logis royal — géométrie seule, sans texture Géométrie — LiDAR + Texture — photogrammétrie

Illustration du principe sur le modèle du projet : à gauche la géométrie seule, à droite la même géométrie habillée de l'information photographique.

LiDAR

Géométrie, échelle, cohérence globale

Photographie

Texture, couleur, détail visuel

Fusion

Modèle 3D complet et métriquement fiable

Nuage de points du logis royal de Loches — rendu rayon X, jardins et arbres compris
Le nuage de points — planche 353 Mpx
Modèle photogrammétrique texturé du logis royal
Le mesh photogrammétrique texturé
Immersion
Les portails de la cité — navigation dans le modèle photoréaliste0:52
06

Le maillage extérieur

Vingt-cinq millions
de triangles.

Le logis royal reconstruit en 3D par photogrammétrie : 25,2 millions de triangles et 5,1 gigapixels de texture dans le fichier livré. Ici, une version allégée pour le web (1,5 million de triangles, texture recuite à 1,3 cm par texel) se parcourt au fil du scroll : la caméra suit ses chemins, approche les pierres, révèle la géométrie sous la texture. Pas de navigation libre — laissez-vous guider.

Maillage 3DPhotogrammétrie 01/ 08 Le logis, en un seul maillage
0triangles affichés par texel HDgéométrie d'origine

01 Vue d’ensemble

Le logis, en un seul maillage

Des sommets du nuage aux surfaces texturées : 25,2 millions de triangles dans le fichier livré, 1,5 million à l’écran — un seul maillage continu, du pied des terrasses aux épis de faîtage.

02 La captation

9 477 points de vue

918 stations de scanner laser (en bleu) et 8 559 photographies drone et Hasselblad (en orange), toutes recalées dans le même repère : c’est de là que naît chaque triangle.

03 La grande façade

Le travelling de la façade

Tourelles en poivrière, croisées à meneaux, lucarnes à gâbles : la façade sur la ville se lit d’un bout à l’autre, sans couture, à 1,3 cm par texel.

04 Le détail

Pierre à pierre

À quelques mètres de la croisée, le site bascule sur la géométrie d’origine (102 000 triangles pour cette seule baie) et une texture recuite à 3 mm : joints, reprises de taille et vitraux restent lisibles. Le fichier livré descend à 1,4 mm par texel.

05 Texture et géométrie

Sous la peau

La photographie n’est qu’un habillage : dessous, chaque relief est mesuré. Le balayage retire la texture et révèle la surface nue et son maillage.

06 Du léger au fin

Trois niveaux de détail

130 000, 400 000 puis 1,5 million de triangles : le même modèle, trois densités. Le site choisit la version selon l’appareil ; le fichier livré en compte 25,2 millions.

07 Toitures

Au-dessus des toits

Ardoises, épis, souches et lucarnes vus du drone : ce que le scanner au sol ne voit pas, la photogrammétrie aérienne le complète.

08 Le tour du monument

Côté ville, côté jardin

Un modèle unique, mesurable sous tous les angles — la base de la maquette BIM qui suit.

0 %

Faites défiler : la caméra avance← → : étape précédente / suivantePointeur : la vue respire

25186598triangles dans le maillage livré (12,6 millions de sommets)
5 100Mpxde texture (5,1 gigapixels) — 19 tuiles de 16 384 × 16 384 px, 1,4 mm par texel
9477points de vue — 918 stations laser, 8559 photos drone et Hasselblad
11450de surfaces maillées — façades, toitures, cours, terrasses

Maillage RealityCapture (Model 15, juin 2024) exporté en OBJ + textures UDIM, repère RGF93 / CC48. Version web : décimation 1,5 M de triangles (erreur 1,6 cm), dépliage et recuisson de la texture en deux atlas de 8 192 px, compression meshopt.

La précision

Le maillage,
détail par détail.

Cinq extraits publiés en compte à rebours avant la présentation du projet. Chacun plonge dans le maillage 3D texturé en pleine résolution — c'est le niveau de détail que nous visons sur chaque captation photogrammétrique de bâtiment.

J-5

Élévation du logis — l'appareil de pierre lisible joint par joint.

J-4

Le portail et son perron — texture photoréaliste continue.

J-3

Tourelle sur cour — la façade restituée pierre à pierre.

J-2

Tour d'angle et éperon rocheux — le socle du monument dans le maillage.

J-1

Le portail au blason royal — dernière plongée avant la présentation.

Série « Countdown avant présentation du projet » — extraits du maillage 3D texturé, rendus 4K/8K.

07

Reportage terrain

L'œil du photographe.

Entre deux stations de scan, le Hasselblad X2D 100C documente la cité — façades, sculptures, intérieurs. Ces images nourrissent la chaîne photogrammétrique ; elles racontent aussi le chantier, jusqu'à l'arc-en-ciel venu se poser sur le logis.

Le logis royal de Loches sous un arc-en-ciel
Le logis royal sous l'arc-en-ciel
Opérateur My Digital Buildings en gilet orange face au logis royal
Opérateur MDB face au logis
Fenêtres à meneaux d'une tour du logis royal
Fenêtres à meneaux de la tour
Tourelles en poivrière du logis royal sur ciel bleu
Tourelles en poivrière
Façade du logis royal avec lucarnes sculptées en contre-plongée
Lucarnes sculptées du logis
Le logis royal et la tour Saint-Antoine vus des remparts
Depuis les remparts — la tour Saint-Antoine en ligne de mire
Toitures d'ardoise et lucarnes à gâbles du logis royal
Toitures d'ardoise et gâbles
Envol d'oiseaux au-dessus d'une tourelle d'angle
Envol au-dessus de la tourelle
Ombre d'une gargouille projetée sur un mur calcaire
L'ombre de la gargouille
Allée des jardins menant au logis royal
L'allée des jardins
Passage intérieur aux maçonneries multiples
Maçonneries en strates
Chemin de ronde avec la collégiale Saint-Ours en arrière-plan
Vers la collégiale Saint-Ours
Culot sculpté représentant un visage
Un visage du XVe siècle
Oratoire d'Anne de Bretagne, décor sculpté d'hermines et cordelières
L'oratoire d'Anne de Bretagne
Tomettes anciennes dont une gravée d'un motif
Tomettes gravées
Grande salle du logis royal avec tapisseries et armure
La grande salle du logis
Armure exposée devant une cheminée du logis
L'armure de la grande salle

Photographies Hasselblad X2D 100C — 100 mégapixels, fichiers 16 bits. Cliquer sur une image pour l'agrandir.

08

La maquette BIM

Des plans et du nuage à la
maquette numérique.

383 éléments IFC — murs, tours, toitures, planchers, baies, pièces, terrain — pour les Logis royaux : une maquette construite d'abord d'après les plans d'architecte E0289, recalés au centimètre sur le nuage, que le nuage complète là où les plans ne coupent pas (versants, poivrières, terrain). Faites défiler : le logis sort de terre et la caméra s'approche. Puis explorez librement : survolez un mur, affichez les pièces, coupez le bâtiment, écartez les niveaux, passez en rayon X.

Maquette BIMIFC4 · LOD 300 Assemblage 0 %

Regard

Niveaux

Calques

0 %

Glisser : tournerMolette : zoomClic : fiche de l'élément

383éléments IFC — murs, tours, toitures, planchers, baies, pièces, terrain
49pièces (IfcSpace) sur 4 niveaux, chacune avec sa surface calculée et celle du plan
1 406de planchers du sous-sol aux combles, sur 49 dalles
924de toitures d'ardoise — 5 versants et 8 poivrières ajustés sur le nuage
3 557de maçonnerie — 159 murs et 36 tours ou tourelles, épaisseurs de 0,13 à 1,72 m
76baies — 48 fenêtres, 28 portes, 234 m² d'ouvertures lues sur les plans
947mde murs en linéaire, 2 962 m² de parements extérieurs
81mmd'écart RMS entre les plans recalés et le nuage (RDC, étage, combles)

Ce que dit la maquette

Niveau par niveau

Survolez une carte pour retrouver le niveau dans la maquette, cliquez pour l'isoler.

Les pièces

De la grande salle aux combles

Chaque pièce est un IfcSpace tracé d'après le plan, avec sa surface calculée et celle qu'annonce le plan. Survolez, cliquez : la pièce s'allume dans la maquette.

Le fichier

La maquette est livrée au maître d'ouvrage en IFC4 (Loches_LogisRoyaux_BIM_LOD300.ifc, 1,2 Mo — s'ouvre dans Revit, Archicad, BIMcollab, Solibri…), avec ses calques LOGIS/…, sa classification Uniclass 2015 et son jeu de propriétés Pset_Loches_Releve (source de chaque objet, épaisseur mesurée, longueur, hauteur, surfaces calculée et du plan, remarques). Ce qui est présenté ici en est la version de consultation.

Méthode et limites de la maquette (à lire avant exploitation)

Maquette IFC4 des Logis royaux — aile ouest, aile est et son annexe, tour Agnès Sorel, tourelles, cour et terrasses immédiates — au niveau de détail LOD 300, dans le repère local du nuage, en mètres. Les plans d'architecte E0289 (état existant au 1/100, PDF vectoriels avec leurs calques CAO) sont la source principale de tout ce qu'un niveau coupe : murs, tourelles, baies (largeur, hauteur, allège lues dans les annotations), pièces (nom, surface, hauteur sous plafond), altitudes NGF des planchers. Chaque plan est recalé sur le nuage par une similitude 2D (corrélation puis ICP entre le contour des murs coupés et la tranche du nuage). Le nuage décimé à 5 cm complète ce que les plans ne coupent pas : versants de toiture ajustés par RANSAC, poivrières, hauteur des tourelles, terrain (MNT limité à l'emprise). Chaque objet porte sa source dans Pset_Loches_Releve.Source.

  • Toitures issues du nuage et non du plan de toiture : versants principaux seulement, sans noues, arêtiers ni souches ; les lucarnes n'ont que leurs joues.
  • Comble de la tour (niveau « étage 3 » du plan A4) non modélisé : la tour Agnès Sorel s'arrête à sa poivrière issue du nuage.
  • Tourelles engagées non coupées par le plan modélisées en anneau ou en arc selon ce que le contour permet d'ajuster ; leur rayon peut varier de quelques centimètres d'un niveau à l'autre.
  • Cloisons très minces (WC, sanitaires du RDC) partiellement modélisées, d'où quelques surfaces de pièces sous-estimées ; quatre espaces ouverts sur leur voisin (sans cloison coupée sur le plan) portent une remarque et une emprise à recouper.
  • Dalles à épaisseur forfaitaire (0,30 m, 0,20 au sous-sol) : les plans ne la donnent pas. Baies par défaut (sans annotation) : porte 2,00 m, fenêtre 1,60 m avec allège 0,90.
  • Coordonnées : repère local du nuage (z = NGF − 98,33), sans géoréférencement dans le fichier ; importer le nuage sans transformation pour le superposer dans Revit.

Des plans à la maquette

Le logis, niveau par niveau.

Les cinq niveaux et la toiture des planches d'architecte, recalés dans le même repère puis empilés : la lecture en strates qui a guidé la maquette. Écartez, faites tourner, survolez un niveau.

Glisser pour tourner

Les altitudes NGF viennent des élévations d'architecte ; la maquette BIM, elle, est exprimée dans le repère local du nuage (z = NGF − 98,33 ; rez-de-chaussée à −1,71 m).

Les 14 planches d'architecte — coupes, façades, niveaux, toiture — sur table lumineuse : zoom, mesure, superposition.

Les plans d'architecte

Quatorze planches,
nées du nuage.

Coupes, façades, niveaux, toiture : l'état existant du logis royal, dessiné au 1/100 sur la base du relevé. Chaque planche s'explore ici comme sur une table lumineuse — zoom jusqu'au trait, mesure à la volée, superposition des niveaux.

14planches
4familles
1/100échelle
A1 → A4formats
DWG · PDFremis
1 / 14
CoupesCoupe AA' HD
5 m

Molette : zoomGlisser : déplacerDouble-clic : ×2M : mesurer

Planches d'état existant du logis royal, dressées au 1/100 sur la base du relevé 3D (cartouches masqués). Mesures à l'écran indicatives (lecture du tracé au 1/100, ± 1 cm papier) : les fichiers DWG d'origine font foi.

09

Les livrables

Le plan devient une
extraction de la réalité.

Un relevé classique mesure ce que l'opérateur décide de mesurer — en supposant les murs droits et les niveaux horizontaux. Sur un monument médiéval, ces hypothèses sont fausses. Ici, on capture tout ; on décide ensuite quoi extraire. La planche ci-dessous en est la preuve : quatre dessins tirés d'un seul modèle, chacun superposé à l'orthophoto issue de la photogrammétrie — le trait tombe sur l'image qui a servi à le tracer. Faites défiler : la planche se parcourt d'elle-même.

Planche des livrables : coupe transversale, élévation, plan zénithal et coupe longitudinale du logis royal superposés à l'orthophoto
PlanchePlans + orthophoto1 / 6

Vue d'ensemble

Une planche, un seul modèle

Coupe transversale, élévation de la façade est, plan zénithal, coupe longitudinale : quatre extractions à la même échelle, reliées par leurs lignes de rappel.

Coupe transversale

Tracée là où il le fallait

Le plan de coupe est choisi dans le nuage, dévers compris. Le fond grisé n'est pas un décor : c'est l'orthophoto issue de la photogrammétrie, dans laquelle le dessin s'inscrit.

Élévation est

La façade telle qu'elle est

Lucarnes, meneaux, toitures d'ardoise : l'élévation est dessinée sur la façade réellement capturée — et posée sur l'orthophoto du rempart et des jardins.

Plan zénithal

Chaque trait sur son pixel

Toitures et abords, superposés à l'orthophoto verticale calculée depuis les images drone : plan et photographie partagent le même référentiel.

Coupe longitudinale

Des années après le relevé

Positionnée exactement où le projet l'exigeait, sans retourner sur site : la donnée reste interrogeable.

Une seule géométrie

L'extraction de la réalité

Plans et orthophotos ne sont pas superposés après coup : ils naissent de la même géométrie. Cliquez sur la planche pour l'ouvrir en grand.

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Ce que permet le modèle

  • Des sections réelles — une élévation est extraite de la façade capturée, dévers compris.
  • Des coupes à la demande — positionnées là où personne n'aurait pensé le jour du relevé.
  • Des mesures différées — remesurer une distance des années après, sans retour sur site.
  • Des orthophotos vraies — issues de la photogrammétrie, elles servent de fond métrique aux dessins.

Les formats remis

.E57.LAS.RCPNuages référencés .OBJ.FBXModèle 3D texturé .DWG.PDFPlans & élévations .IFCMaquette BIM LOD 300 .TIFOrthophotos

Le relevé n'est plus seulement un document final : il devient une base de données spatiale réutilisable.

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L'archive numérique

Mesurer aujourd'hui,
pour demain.

Au-delà des plans, la numérisation constitue une archive de l'état du monument au moment du relevé — un état de référence, comparable à toute campagne future.

Personne ne numérise un monument en pensant à l'incendie. C'est précisément pour cela qu'il faut le faire avant.

20102019

Le précédent Notre-Dame

En 2010, l'historien de l'architecture Andrew Tallon numérise Notre-Dame de Paris au laser — de l'ordre du milliard de points. Après l'incendie du 15 avril 2019, ses relevés deviennent une ressource déterminante pour la restauration : une « trace exacte » de l'édifice, selon les architectes du chantier, qui permet de reconstruire sans hésiter sur les dimensions ni les formes.

Andrew Tallon, disparu fin 2018, n'aura jamais su à quoi son travail servirait.

Monument réel — mille ans de matière
Captation — LiDAR + photographie
Référentiel géométrique — l'ossature RTC360
Nuages de points — référencés et nettoyés
Modèle 3D texturé — 25 millions de triangles, 5 gigapixels
Plans & élévations — extraits de la réalité
Maquette BIM — 383 éléments IFC des Logis royaux, tracés d'après les plans et le nuage, mesurés, classés, documentés
Jumeau numérique du patrimoine — documentation, restauration, médiation, transmission

La donnée de Loches documente un état daté du monument : elle permettra à ceux qui l'étudieront demain de continuer à le comprendre, même lorsque son état aura évolué. C'est l'intérêt fondamental de la numérisation 3D appliquée au patrimoine.

Questions fréquentes

Tout comprendre
en huit réponses.

Pourquoi quatre technologies différentes sur un même chantier ?

Parce qu'aucune ne couvre seule l'ensemble des besoins. Le scanner mobile va vite mais dérive ; le scanner statique est très précis mais lent à déployer ; le drone atteint les parties hautes mais n'égale pas la résolution d'une photo à courte distance ; la photographie moyen format donne une texture exceptionnelle mais ne produit aucune mesure seule. Combinées et correctement contraintes, elles se compensent mutuellement.

Qu'est-ce que la dérive SLAM, et pourquoi est-ce un problème ici ?

Un système SLAM estime sa position en enchaînant les mesures les unes après les autres. Chaque mesure est très précise, mais les petites erreurs s'accumulent le long de la trajectoire — un long couloir peut se « courber » légèrement alors que la précision locale reste excellente. Sur un monument destiné à produire des plans, cette déformation d'ensemble est rédhibitoire si elle n'est pas maîtrisée.

Comment corrige-t-on cette dérive ?

Par des points de contrôle : des positions connues, mesurées dans un référentiel fiable — ici celui construit au RTC360 — et matérialisées par des cibles. Au traitement, ces points agissent comme des contraintes auxquelles la trajectoire doit se conformer, ce qui redresse le nuage de points.

Précision locale, précision globale : quelle différence ?

La précision locale caractérise la mesure entre deux points proches ; la précision globale, la cohérence du relevé sur toute son emprise. Un système peut afficher quelques millimètres en local et plusieurs centimètres d'écart d'un bout à l'autre d'un grand bâtiment. Les fiches techniques annoncent presque toujours la première ; c'est la seconde qui fait la qualité d'un plan.

Pourquoi ne pas tout scanner au scanner statique ?

Parce que ce serait extraordinairement long. Sur un site aussi vaste et compartimenté, une couverture exhaustive au statique représenterait un nombre de stations considérable. Il est utilisé là où il apporte le plus — comme ossature de référence — et le mobile assure la couverture exhaustive.

La numérisation abîme-t-elle le monument ?

Non. Toutes les technologies employées sont sans contact : laser, photographie, capteurs inertiels. Aucune fixation, aucun perçage, aucun prélèvement — les cibles sont posées sur trépied ou support amovible, sans toucher les parements historiques.

À quoi sert la donnée une fois les plans livrés ?

Elle reste exploitable : nouvelles coupes, nouvelles élévations, remesures, comparaison d'états entre campagnes, alimentation d'un projet de restauration ou de supports de médiation — sans retourner sur le terrain.

Combien de temps la donnée reste-t-elle valable ?

Géométriquement, indéfiniment : elle documente un état daté — c'est sa valeur d'archive. Elle cesse de décrire le monument tel qu'il est dès qu'une restauration le modifie, mais elle continue à le décrire tel qu'il était : souvent l'information la plus précieuse.

Votre patrimoine

Un monument
à documenter ?

Château, église, halle, ouvrage d'art ou bâtiment remarquable : parlons de la mémoire numérique de votre édifice.