Le donjon fondateur
Foulques III d'Anjou, dit Foulques Nerra, bâtit à Loches l'un de ses six donjons de pierre — datation confirmée par dendrochronologie.
Showcase patrimoine · 2024 → 2026
Mille ans d'histoire, capturés point par point.
Donjon roman, logis royal, remparts : la numérisation intégrale de l'un des ensembles fortifiés les plus complets de France — menée par les agences My Digital Buildings de Dijon et de Paris, en combinant quatre technologies de capture.
Glissez pour pivoter · défilez pour dissoudre
DécouvrirCité royale de Loches
Indre-et-Loire · Centre-Val de Loire
Donjon roman, logis royal et enceinte sur un promontoire d'environ 450 m
Classé Monument historique
(liste de 1862, arrêtés 1886, 1889, 1962)
Département d'Indre-et-Loire
My Digital Buildings — agences de Dijon et de Paris, 3 opérateurs
LiDAR mobile SLAM · scanner statique · photogrammétrie aérienne · photo moyen format
NavVis VLX 2 · Leica RTC360 · DJI M300 RTK + Zenmuse P1 · Hasselblad X2D 100C
Nuages de points référencés · modèle 3D texturé · plans et élévations · maquette BIM (IFC)
Le monument
Ce n'est pas un château. C'est une agglomération fortifiée entière, née d'une accumulation de chantiers étalés sur plus d'un demi-millénaire, du XIe au XVIe siècle, sur un éperon rocheux dominant la vallée de l'Indre.
Au sud, le donjon de Foulques Nerra — élevé entre 1013 et 1035, environ 36 mètres de haut, des murs de l'ordre de 3 mètres d'épaisseur à la base. La Ville de Loches le présente comme l'un des plus grands et des plus anciens donjons d'Europe. Au nord, le logis royal : résidence de Charles VII, agrandie par Charles VIII puis Louis XII dans un gothique flamboyant qui annonce la Renaissance. Entre les deux, une enceinte dont Loches conserve la quasi-totalité des remparts du XIIe siècle.
Cette histoire longue se lit directement dans la matière : reprises de maçonnerie, ouvertures condamnées, niveaux qui ne sont pas parallèles, dévers, circulations transformées. Pour documenter un tel édifice, il ne suffit pas de mesurer quelques dimensions caractéristiques : il faut capturer sa géométrie dans son ensemble.
Chaque siècle a ajouté sa réponse aux techniques de siège de son époque.
Foulques III d'Anjou, dit Foulques Nerra, bâtit à Loches l'un de ses six donjons de pierre — datation confirmée par dendrochronologie.
Richard Cœur de Lion reprend la forteresse au terme d'un siège resté célèbre pour sa brièveté.
Le roi de France enlève la place à Jean sans Terre. Saint Louis l'acquiert définitivement en 1249.
Louis Ier d'Anjou fait bâtir un logis au nord de l'éperon. Charles VII y séjourne régulièrement à partir de 1418.
Après la victoire d'Orléans, elle y rencontre Charles VII pour le convaincre d'aller se faire sacrer à Reims.
Première favorite officielle d'un roi de France, elle réside à Loches jusqu'à sa mort. Son tombeau est dans la collégiale Saint-Ours.
Charles VIII puis Louis XII agrandissent le logis. L'oratoire d'Anne de Bretagne — hermines et cordelières — en est le joyau.
Le duc de Milan, capturé à Novare, est détenu au Martelet. Sa cellule conserve un décor peint saisissant. Il meurt au château le 27 mai 1508.
Transformé en prison d'État par Louis XI dès le XVe siècle, le donjon reste un lieu de détention jusqu'au XXe.
Classement par la liste de 1862, puis porte du château (1886), palais royal (1889) et enceinte nord-ouest (1962).
Scénographie renouvelée — et trois étoiles au Guide Vert Michelin pour la Cité royale.
My Digital Buildings capture l'ensemble du site en LiDAR et photogrammétrie : la strate numérique du millénaire.
Guerrier redouté et bâtisseur compulsif, il élève six donjons de pierre en vingt ans pour encercler son rival, le comte de Blois.
C'est à Loches qu'elle presse Charles VII de partir pour Reims — l'un des tournants de la guerre de Cent Ans.
La Dame de Beauté meurt à 25 ans. Les analyses de 2005 révèlent une intoxication massive au mercure — accident ou poison, le débat reste ouvert.
Le More, mécène de Léonard de Vinci, finit sa vie au Martelet. En 2024, des fouilles ont probablement identifié ses restes à Saint-Ours.
Le film du projet
Survols, coupes, immersions dans le nuage de points : la présentation principale du projet, en très grand. Elle se lance toute seule, sans le son — à vous d'ouvrir le volume.
La présentation principale est en cours de finalisation — elle apparaîtra ici automatiquement,
en qualité adaptative (1080p / 720p / 480p), dès que les fichiers seront déposés dans
assets/video/ (voir LISEZMOI.txt). En attendant, le nuage s'explore plus bas.
La mission
Produire un relevé géométrique exploitable de l'ensemble — intérieurs et extérieurs, parties basses et parties hautes — pour servir de base à des plans et élévations détaillés. Trois exigences structuraient le chantier.
Sur un monument aussi labyrinthique, une salle oubliée découverte au bureau se paie par un retour sur site. On ne peut rien laisser de côté.
Un plan d'ensemble n'a de valeur que si l'intérieur, l'extérieur et tous les niveaux partagent réellement le même référentiel. C'est le cœur technique du projet.
Sur du patrimoine, la texture n'est pas décorative : joints, reprises de maçonnerie et traces d'outil sont de l'information archéologique.
Agence de Paris — captation intérieure
NavVis VLX 2 · LiDAR mobile SLAMCartographier en marchant : salles, escaliers en vis, coursives et souterrains sont parcourus dans leur continuité, intégrés dans une même trajectoire de cartographie.
Agence de Dijon — captation aérienne
DJI M300 RTK + Zenmuse P1Toitures, façades élevées, couronnements et ouvrages en surplomb : tout ce qui échappe au regard depuis le sol, capturé en vols nadir et obliques.
Agence de Dijon — photographie terrestre
Hasselblad X2D 100C · 100 MPLes façades documentées à courte distance, avec une résolution au sol que la photographie aérienne ne peut pas atteindre sur les parties basses.
Le scanner le plus précis du chantier n'a pas servi à tout scanner : il a construit l'ossature métrologique de l'ensemble — liaisons intérieur/extérieur, points de passage entre niveaux, ancrage des grandes façades, fermeture des boucles. C'est lui qui garantit la géométrie de la donnée produite par tous les autres capteurs.
Les technologies
L'intérêt ne réside pas dans la performance isolée d'un instrument, mais dans l'architecture globale du relevé. Cliquez sur une carte pour ouvrir la fiche du fabricant.
Captation mobile, rapide et exhaustive, des intérieurs — le bâtiment est capturé en se déplaçant, pas station par station.
Fiche fabricant — navvis.com| Scanners LiDAR | 2 × 16 nappes, classe 1, 903 nm |
| Débit de points | jusqu'à 1,2 million de pts/s cumulés |
| Caméras | 4 × 20 MP, couverture 360° |
| Précision du nuage | 6 mm (environnement de test de 500 m², 1 σ) |
| Précision absolue | dépend de la taille du site — contrôlée par points de contrôle |
| Poids · autonomie | 8,7 kg · ~1 h 30 par jeu de batteries |
Le référentiel géométrique global et le contrôle de la précision — l'ossature sur laquelle tout le reste s'appuie.
Fiche fabricant — leica-geosystems.com| Débit | jusqu'à 2 000 000 pts/s |
| Portée | 0,5 à 130 m |
| Précision 3D du point | 1,9 mm à 10 m · 2,9 mm à 20 m · 5,3 mm à 40 m |
| Imagerie | 3 caméras 36 MP → sphérique HDR de 432 Mpx |
| Pré-recalage | VIS — suivi visuel-inertiel entre stations |
| Scan complet | moins de 2 minutes par station |
La couverture des extérieurs et des parties hautes — toitures, couronnements, ouvrages défensifs en surplomb.
Fiche fabricant — enterprise.dji.com| Positionnement RTK | 1 cm + 1 ppm horizontal · 1,5 cm vertical |
| Autonomie | 55 min · IP45 |
| Capteur P1 | plein format 45 MP, photosite 4,4 µm |
| Image maximale | 8 192 × 5 460 px |
| Nacelle | 3 axes, vibration angulaire ± 0,01° |
| Précision annoncée | 3 cm H / 5 cm V — dans des conditions de vol précises, citées avec leur contexte |
La finesse photographique : textures, joints de maçonnerie et détails sculptés documentés à très haute résolution.
Fiche fabricant — hasselblad.com| Capteur | moyen format BSI 43,8 × 32,9 mm |
| Définition | 100 MP — 11 656 × 8 742 px |
| Profondeur de couleur | 16 bits · plage dynamique jusqu'à 15 IL |
| Stabilisation | IBIS 5 axes, jusqu'à 7 IL |
| Rôle dans la chaîne | intégrée au calcul photogrammétrique aux côtés des images drone |
Spécifications publiées par les constructeurs — des performances de test, pas une garantie de chantier : c'est précisément ce que la méthodologie ci-dessous vient contrôler.
L'architecture métrologique
Un système SLAM estime sa position en enchaînant les mesures une à une. Chaque mesure est très précise — mais les petites erreurs s'accumulent le long de la trajectoire : c'est la dérive. Sur 450 mètres d'éperon, elle doit impérativement être maîtrisée.
Précision locale ≠ précision globale.
Les 6 mm annoncés du scanner mobile sont une précision locale, mesurée dans un environnement de test de 500 m². Ils ne disent rien de la déformation d'ensemble sur un monument de plusieurs milliers de mètres carrés développés, avec escaliers en vis et souterrains — où les longues circulations linéaires offrent peu d'occasions de refermer une boucle.
Une élévation dont la géométrie locale est parfaite mais qui « penche » de quelques centimètres sur trente mètres n'est pas un document technique : c'est un dessin.
Un renversement de logique : le scanner le plus précis ne produit pas la donnée finale — il garantit la géométrie de la donnée produite par les autres. On récupère la vitesse du mobile, sans en subir la dérive.
VLX 2, RTC360, M300 + P1 et X2D 100C — quatre captations coordonnées.
Construction du squelette géométrique global au RTC360.
Cibles posées et relevées ; rattachement des acquisitions mobiles.
Assemblage, contrôle des écarts, préparation des nuages.
Alignement des images aériennes et terrestres, reconstruction 3D.
La reconstruction intègre la géométrie laser pendant le calcul — pas après coup.
Nuages denses et modèle texturé réunis dans un référentiel commun.
Suppression manuelle des artefacts — la phase la moins visible, la plus décisive.
Production des plans, élévations et documents techniques.
Le nuage de points
Le même modèle, trois restitutions : rayon X, maquette blanche ou plan zénithal. Choisissez votre regard — la donnée, elle, ne change pas.
Boucles muettes extraites des rendus du projet — en rayon X, le balayage construit le scan sous vos yeux.
LiDAR + photogrammétrie
Le modèle photogrammétrique — images aériennes et terrestres — est calculé en intégrant la géométrie du référentiel laser : les deux jeux de données partagent la même géométrie, dès l'origine. Faites glisser le curseur pour voir ce que chacun apporte.
Géométrie — LiDAR
+ Texture — photogrammétrie
Illustration du principe sur le modèle du projet : à gauche la géométrie seule, à droite la même géométrie habillée de l'information photographique.
Géométrie, échelle, cohérence globale
Texture, couleur, détail visuel
Modèle 3D complet et métriquement fiable
Le maillage extérieur
Le logis royal reconstruit en 3D par photogrammétrie : 25,2 millions de triangles et 5,1 gigapixels de texture dans le fichier livré. Ici, une version allégée pour le web (1,5 million de triangles, texture recuite à 1,3 cm par texel) se parcourt au fil du scroll : la caméra suit ses chemins, approche les pierres, révèle la géométrie sous la texture. Pas de navigation libre — laissez-vous guider.
01 Vue d’ensemble
Des sommets du nuage aux surfaces texturées : 25,2 millions de triangles dans le fichier livré, 1,5 million à l’écran — un seul maillage continu, du pied des terrasses aux épis de faîtage.
02 La captation
918 stations de scanner laser (en bleu) et 8 559 photographies drone et Hasselblad (en orange), toutes recalées dans le même repère : c’est de là que naît chaque triangle.
03 La grande façade
Tourelles en poivrière, croisées à meneaux, lucarnes à gâbles : la façade sur la ville se lit d’un bout à l’autre, sans couture, à 1,3 cm par texel.
04 Le détail
À quelques mètres de la croisée, le site bascule sur la géométrie d’origine (102 000 triangles pour cette seule baie) et une texture recuite à 3 mm : joints, reprises de taille et vitraux restent lisibles. Le fichier livré descend à 1,4 mm par texel.
05 Texture et géométrie
La photographie n’est qu’un habillage : dessous, chaque relief est mesuré. Le balayage retire la texture et révèle la surface nue et son maillage.
06 Du léger au fin
130 000, 400 000 puis 1,5 million de triangles : le même modèle, trois densités. Le site choisit la version selon l’appareil ; le fichier livré en compte 25,2 millions.
07 Toitures
Ardoises, épis, souches et lucarnes vus du drone : ce que le scanner au sol ne voit pas, la photogrammétrie aérienne le complète.
08 Le tour du monument
Un modèle unique, mesurable sous tous les angles — la base de la maquette BIM qui suit.
Faites défiler : la caméra avance← → : étape précédente / suivantePointeur : la vue respire
Maillage RealityCapture (Model 15, juin 2024) exporté en OBJ + textures UDIM, repère RGF93 / CC48. Version web : décimation 1,5 M de triangles (erreur 1,6 cm), dépliage et recuisson de la texture en deux atlas de 8 192 px, compression meshopt.
La précision
Cinq extraits publiés en compte à rebours avant la présentation du projet. Chacun plonge dans le maillage 3D texturé en pleine résolution — c'est le niveau de détail que nous visons sur chaque captation photogrammétrique de bâtiment.
Élévation du logis — l'appareil de pierre lisible joint par joint.
Le portail et son perron — texture photoréaliste continue.
Tourelle sur cour — la façade restituée pierre à pierre.
Tour d'angle et éperon rocheux — le socle du monument dans le maillage.
Le portail au blason royal — dernière plongée avant la présentation.
Série « Countdown avant présentation du projet » — extraits du maillage 3D texturé, rendus 4K/8K.
Reportage terrain
Entre deux stations de scan, le Hasselblad X2D 100C documente la cité — façades, sculptures, intérieurs. Ces images nourrissent la chaîne photogrammétrique ; elles racontent aussi le chantier, jusqu'à l'arc-en-ciel venu se poser sur le logis.

















Photographies Hasselblad X2D 100C — 100 mégapixels, fichiers 16 bits. Cliquer sur une image pour l'agrandir.
La maquette BIM
383 éléments IFC — murs, tours, toitures, planchers, baies, pièces, terrain — pour les Logis royaux : une maquette construite d'abord d'après les plans d'architecte E0289, recalés au centimètre sur le nuage, que le nuage complète là où les plans ne coupent pas (versants, poivrières, terrain). Faites défiler : le logis sort de terre et la caméra s'approche. Puis explorez librement : survolez un mur, affichez les pièces, coupez le bâtiment, écartez les niveaux, passez en rayon X.
Regard
Niveaux
Calques
Glisser : tournerMolette : zoomClic : fiche de l'élément
Ce que dit la maquette
Survolez une carte pour retrouver le niveau dans la maquette, cliquez pour l'isoler.
Les pièces
Chaque pièce est un IfcSpace tracé d'après le plan, avec sa surface calculée et celle qu'annonce le plan. Survolez, cliquez : la pièce s'allume dans la maquette.
Le fichier
La maquette est livrée au maître d'ouvrage en IFC4 (Loches_LogisRoyaux_BIM_LOD300.ifc, 1,2 Mo — s'ouvre dans Revit, Archicad, BIMcollab, Solibri…),
avec ses calques LOGIS/…, sa classification Uniclass 2015 et son jeu de propriétés Pset_Loches_Releve (source de chaque objet, épaisseur mesurée, longueur, hauteur,
surfaces calculée et du plan, remarques). Ce qui est présenté ici en est la version de consultation.
Maquette IFC4 des Logis royaux — aile ouest, aile est et son annexe, tour Agnès Sorel, tourelles, cour et terrasses immédiates — au niveau de détail LOD 300, dans le repère local du nuage, en mètres.
Les plans d'architecte E0289 (état existant au 1/100, PDF vectoriels avec leurs calques CAO) sont la source principale de tout ce qu'un niveau coupe : murs, tourelles, baies
(largeur, hauteur, allège lues dans les annotations), pièces (nom, surface, hauteur sous plafond), altitudes NGF des planchers. Chaque plan est recalé sur le nuage par une similitude
2D (corrélation puis ICP entre le contour des murs coupés et la tranche du nuage). Le nuage décimé à 5 cm complète ce que les plans ne coupent pas : versants de toiture
ajustés par RANSAC, poivrières, hauteur des tourelles, terrain (MNT limité à l'emprise). Chaque objet porte sa source dans Pset_Loches_Releve.Source.
Des plans à la maquette
Les cinq niveaux et la toiture des planches d'architecte, recalés dans le même repère puis empilés : la lecture en strates qui a guidé la maquette. Écartez, faites tourner, survolez un niveau.
Les altitudes NGF viennent des élévations d'architecte ; la maquette BIM, elle, est exprimée dans le repère local du nuage (z = NGF − 98,33 ; rez-de-chaussée à −1,71 m).
Explorer les planches en détail → Les 14 planches d'architecte — coupes, façades, niveaux, toiture — sur table lumineuse : zoom, mesure, superposition.
Les plans d'architecte
Coupes, façades, niveaux, toiture : l'état existant du logis royal, dessiné au 1/100 sur la base du relevé. Chaque planche s'explore ici comme sur une table lumineuse — zoom jusqu'au trait, mesure à la volée, superposition des niveaux.
Molette : zoomGlisser : déplacerDouble-clic : ×2M : mesurer
Planches d'état existant du logis royal, dressées au 1/100 sur la base du relevé 3D (cartouches masqués). Mesures à l'écran indicatives (lecture du tracé au 1/100, ± 1 cm papier) : les fichiers DWG d'origine font foi.
Les livrables
Un relevé classique mesure ce que l'opérateur décide de mesurer — en supposant les murs droits et les niveaux horizontaux. Sur un monument médiéval, ces hypothèses sont fausses. Ici, on capture tout ; on décide ensuite quoi extraire. La planche ci-dessous en est la preuve : quatre dessins tirés d'un seul modèle, chacun superposé à l'orthophoto issue de la photogrammétrie — le trait tombe sur l'image qui a servi à le tracer. Faites défiler : la planche se parcourt d'elle-même.

Vue d'ensemble
Coupe transversale, élévation de la façade est, plan zénithal, coupe longitudinale : quatre extractions à la même échelle, reliées par leurs lignes de rappel.
Coupe transversale
Le plan de coupe est choisi dans le nuage, dévers compris. Le fond grisé n'est pas un décor : c'est l'orthophoto issue de la photogrammétrie, dans laquelle le dessin s'inscrit.
Élévation est
Lucarnes, meneaux, toitures d'ardoise : l'élévation est dessinée sur la façade réellement capturée — et posée sur l'orthophoto du rempart et des jardins.
Plan zénithal
Toitures et abords, superposés à l'orthophoto verticale calculée depuis les images drone : plan et photographie partagent le même référentiel.
Coupe longitudinale
Positionnée exactement où le projet l'exigeait, sans retourner sur site : la donnée reste interrogeable.
Une seule géométrie
Plans et orthophotos ne sont pas superposés après coup : ils naissent de la même géométrie. Cliquez sur la planche pour l'ouvrir en grand.
Défiler : parcourir la plancheClic : plein écran
Le relevé n'est plus seulement un document final : il devient une base de données spatiale réutilisable.
Explorer les 14 planches d'architecte ↑L'archive numérique
Au-delà des plans, la numérisation constitue une archive de l'état du monument au moment du relevé — un état de référence, comparable à toute campagne future.
Personne ne numérise un monument en pensant à l'incendie. C'est précisément pour cela qu'il faut le faire avant.
En 2010, l'historien de l'architecture Andrew Tallon numérise Notre-Dame de Paris au laser — de l'ordre du milliard de points. Après l'incendie du 15 avril 2019, ses relevés deviennent une ressource déterminante pour la restauration : une « trace exacte » de l'édifice, selon les architectes du chantier, qui permet de reconstruire sans hésiter sur les dimensions ni les formes.
Andrew Tallon, disparu fin 2018, n'aura jamais su à quoi son travail servirait.
La donnée de Loches documente un état daté du monument : elle permettra à ceux qui l'étudieront demain de continuer à le comprendre, même lorsque son état aura évolué. C'est l'intérêt fondamental de la numérisation 3D appliquée au patrimoine.
Questions fréquentes
Parce qu'aucune ne couvre seule l'ensemble des besoins. Le scanner mobile va vite mais dérive ; le scanner statique est très précis mais lent à déployer ; le drone atteint les parties hautes mais n'égale pas la résolution d'une photo à courte distance ; la photographie moyen format donne une texture exceptionnelle mais ne produit aucune mesure seule. Combinées et correctement contraintes, elles se compensent mutuellement.
Un système SLAM estime sa position en enchaînant les mesures les unes après les autres. Chaque mesure est très précise, mais les petites erreurs s'accumulent le long de la trajectoire — un long couloir peut se « courber » légèrement alors que la précision locale reste excellente. Sur un monument destiné à produire des plans, cette déformation d'ensemble est rédhibitoire si elle n'est pas maîtrisée.
Par des points de contrôle : des positions connues, mesurées dans un référentiel fiable — ici celui construit au RTC360 — et matérialisées par des cibles. Au traitement, ces points agissent comme des contraintes auxquelles la trajectoire doit se conformer, ce qui redresse le nuage de points.
La précision locale caractérise la mesure entre deux points proches ; la précision globale, la cohérence du relevé sur toute son emprise. Un système peut afficher quelques millimètres en local et plusieurs centimètres d'écart d'un bout à l'autre d'un grand bâtiment. Les fiches techniques annoncent presque toujours la première ; c'est la seconde qui fait la qualité d'un plan.
Parce que ce serait extraordinairement long. Sur un site aussi vaste et compartimenté, une couverture exhaustive au statique représenterait un nombre de stations considérable. Il est utilisé là où il apporte le plus — comme ossature de référence — et le mobile assure la couverture exhaustive.
Non. Toutes les technologies employées sont sans contact : laser, photographie, capteurs inertiels. Aucune fixation, aucun perçage, aucun prélèvement — les cibles sont posées sur trépied ou support amovible, sans toucher les parements historiques.
Elle reste exploitable : nouvelles coupes, nouvelles élévations, remesures, comparaison d'états entre campagnes, alimentation d'un projet de restauration ou de supports de médiation — sans retourner sur le terrain.
Géométriquement, indéfiniment : elle documente un état daté — c'est sa valeur d'archive. Elle cesse de décrire le monument tel qu'il est dès qu'une restauration le modifie, mais elle continue à le décrire tel qu'il était : souvent l'information la plus précieuse.
Votre patrimoine
Château, église, halle, ouvrage d'art ou bâtiment remarquable : parlons de la mémoire numérique de votre édifice.